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Samedi / Tente A / 11.00

L’argent ou la vie?

Les soins de santé ne peuvent pas devenir une marchandise

Annie a 84 ans. Elle a eu une douleur à la poitrine et a été hospitalisée d’urgence. Elle a dû passer une nuit à l'hôpital de Middelheim pour une échographie des artères coronaires. Lors d’une hospitalisation précédente, Annie ne pouvait pas dormir dans une pièce commune à cause des cris d'une patiente démente qui partageait sa chambre. Elle a donc choisi une chambre seule. Peu de temps après, elle reçoit la facture pour cette nuit : 1850 euros à payer de sa poche, c’est le supplément demandé par le cardiologue. «Le premier risque de refaire un infarctus, c’est quand votre facture arrive dans votre boîte aux lettres », confie Annie qui n'a pas d'assurance hospitalisation.

Jean-François a 27 ans. Il souffre de XCT, une maladie cérébrale rare. Sans traitement, la maladie mène à la démence et à la paralysie, voire à la mort. Une entreprise pharmaceutique italienne a obtenu le monopole du traitement et a augmenté le prix de 38 euros à 12 500 euros par mois. Soit 300 fois plus cher.

Sofie Merckx, médecin du peuple, plaide pour l’application de licence obligatoire afin de lutter contre ce banditisme pharmaceutique. Le PTB a déposé un projet de loi permettant à la ministre de la Santé de briser ce monopole. Comme nouvelle élue fédérale du PTB, Sofie Merckx pourra devenir membre de la commission santé au Parlement fédéral.

Sofie vient présenter ses priorités et débattra avec Lieven Annemans, professeur en Économie de la Santé au sein de la faculté de médecine de l’université de Gand (UGent), et avec Jean Hermesse, secrétaire générale de la Mutualité Chrétienne.

« Les soins de santé ne peuvent pas devenir une marchandise. La solidarité est le meilleur remède », déclare Sofie. En guise d’introduction, des témoignages de patients illustreront chaque élément du débat.

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