Jos D'Haese

Jos D’Haese est biologiste, militant pour le climat, porte-parole de PVDA Anvers, initiateur de DiverCity et nouvel élu flamand. Voici ce qu'il a à dire au sujet de l'hydrogène :

Selon les spécialistes, l'objectif de 100 % d'énergies renouvelables en 2050 est parfaitement réalisable, mais aujourd'hui, nous sommes bloqués à peine 6,4 % renouvelables et il n'y a pas beaucoup de mouvement. Le marché libre de l'énergie s'est avéré incapable de relever même l'un des plus grands défis auxquels notre société est confrontée.

Cependant, plus nous investissons dans les énergies renouvelables, plus notre réseau électrique devra faire face à des pics et des creux. Après tout, le soleil et le vent ne tiennent pas le moindre compte du moment où nous avons besoin d'énergie. Il est donc crucial de pouvoir absorber les pics afin d'éviter les pénuries dans les creux. Et puis l'industrie du port entre en jeu. Comme solution.

Il est donc crucial de pouvoir absorber les pics afin d'éviter les pénuries dans les creux.

Les surplus d'énergie peuvent être transformés relativement facilement en oxygène et en hydrogène. L'hydrogène peut être stocké, de sorte qu'il puisse être utilisé plus tard pour produire de l'énergie qui retourne dans le réseau. L'hydrogène est déjà une matière première importante pour l'industrie anversoise. Pas moins d'un dixième des émissions totales d'Anvers proviennent de la production polluante d'hydrogène à partir du gaz naturel. En investissant massivement dans les énergies renouvelables et en développant une véritable économie de l'hydrogène, nous ouvrons la porte à un secteur pétrochimique circulaire. Ainsi, l'industrie lourde du port d'Anvers peut se transformer en une énorme batterie pour absorber les fluctuations de l'approvisionnement énergétique.

Et cela ne s'arrête pas là. Le CO2 capté peut être combiné à l'hydrogène pour produire du méthane et du méthanol, qui sont à nouveau des matières premières importantes pour le port d'Anvers et sont maintenant extraits de sources fossiles. Une technologie dans laquelle l'Université de Gand est un leader mondial. Nous transformons ainsi le port d'Anvers en un gigantesque aspirateur pour extraire activement le CO2 de l’atmosphère.

«Cela n'aura-t-il pas un effet de distorsion terrible sur le marché ?», jettent-ils a Jos D'Haese, quand il a expliqué les plans du PVDA dans De Ochtend sur Radio 1. «Le marché perturbe actuellement le climat et je pense que nous devrions y mettre un terme», a-t-il répondu.